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Le Parlement européen prend position contre les traitements de conversion LGBTI pour la première fois.

Le Parlement européen prend position contre les traitements de conversion LGBTI pour la première fois.

Le Jeudi 1er mars 2018, le Parlement européen a adopté son rapport annuel sur la situation des droits fondamentaux dans l’UE . Le rapport évalue la manière dont les droits fondamentaux ont été mis en œuvre dans l’UE en 2016 et ce qui doit encore être fait pour atteindre les normes établies dans la Charte des droits fondamentaux.

Plus clairement, il ne vous sera désormais plus possible de témoigner publiquement que Jésus-Christ vous a libéré de l’Homosexualité, vous risquerais d’être condamné par la justice.
Le Parlement européen – Rainbow Le rapport de cette année contient un contenu fort sur les droits des personnes LGBTI, condamnant toutes les formes de discrimination à l’encontre des personnes LGBTI (paragraphe 62).

En particulier, il contient des dispositions clés sur le rôle de l’éducation contre la phobie des personnes LGBTI (paragraphe 60). Il condamne également la pathologisation des personnes trans et demande des procédures juridiques de reconnaissance du genre qui soient rapides, accessibles et transparentes (paragraphe 64).

En outre, le Parlement réitère la nécessité de lutter contre la discrimination à l’encontre des personnes intersexuées, en particulier les opérations dites de «normalisation sexuelle», qui sont médicalement inutiles (paragraphe 66).

Le Parlement a également appelé à l’adoption de la proposition de directive horizontale, toujours bloquée au Conseil européen (paragraphe 50). Cette directive protégerait les citoyens de l’UE contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle dans tous les domaines de la vie, y compris l’éducation et la fourniture de biens et de services.

Un amendement déposé par les Verts et la GUE / NGL a été adopté à la majorité des 422-159 (45 abstentions), invitant la Commission et les Etats membres à garantir la libre circulation des couples de même sexe et de leurs familles (voir amendement 7 )

Terry Reintke , coprésident et Malin Björk , vice-président de l’intergroupe LGBTI du Parlement européen, a déclaré: « Malgré de grands progrès dans de nombreux pays au cours de la dernière décennie, la discrimination contre les personnes LGBTI est toujours une réalité dans l’UE. Les personnes LGBTI devraient être exemptes de discrimination, d’intimidation et de violence. Leur droit à l’autodétermination devrait être garanti et leur intégrité corporelle protégée.

Ce rapport est une évaluation clé pour la sauvegarde des droits fondamentaux dans l’Union européenne. Nous comptons désormais sur le Conseil européen et la Commission européenne pour continuer à œuvrer à la protection et à la protection des droits des personnes LGBTI dans tous les domaines de la vie.  »

Avec un autre amendement adopté, le Parlement condamne pour la première fois à une large majorité la pratique des thérapies de conversion LGBTI (435 +, 109 -, 70 o) (voir amendement 8 ).

Le Parlement les a dénoncé pour la première fois, ce 1er mars, par amendement voté à une très large majorité, 435 voix contre 109, enjoignant les Etats membres à légiférer.

Parmi les eurodéputés qui auront voté « contre » ou « s’abstenir », 34 français, majoritairement du FN, Les Patriotes ou Les Républicains, dont Nicolas Bay, Nadine Morano, Bruno Gollnish… Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (LR), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes), ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont toutefois corrigé ensuite leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction.

Sirpa Pietikäinen, député européen , vice-président de l’Intergroupe LGBTI au Parlement européen, a déclaré: « Actuellement, seuls le Royaume-Uni, Malte et certaines régions d’Espagne ont explicitement interdit les thérapies de conversion LGBTI. Le Comité des Nations Unies contre la torture, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et le Comité des droits de l’homme ont déjà condamné la pratique de la thérapie de conversion dans plusieurs pays.

Aujourd’hui, pour la première fois, le Parlement européen prend position contre les thérapies de conversion LGBTI. Ce rapport est un exemple de la manière dont l’UE peut être à l’avant-garde de la lutte pour les droits fondamentaux.  »

En Bref : Début mars, le Parlement Européen a adopté un rapport qui condamnait explicitement les thérapies de conversion. En France, la députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon, prépare un texte pour les interdire, rapporte Libération.
Début décembre 2016, Malte est devenu le premier pays européen à interdire les «traitements» censés «guérir» les personnes LGBT. Si elles restent marginales en France, ces «thérapies» sont néanmoins dans le viseur des autorités.

Ouverture de l’union civile et de l’adoption aux couples homos, simplification de la procédure de changement d’état civil aux personnes trans : depuis l’arrivée au pouvoir des travaillistes en 2013, la réputation de Malte en matière de droits pour les lesbiennes, les gays, les bis, les trans et les intersexes n’est plus à faire. Le 8 décembre, l’archipel méditerranéen s’est d’ailleurs de nouveau distingué dans ce domaine. La petite république, très catholique, où le droit à l’avortement n’est pas reconnu, est devenue le premier pays européen à bannir les «thérapies» dites de conversion pour les LGBT, désormais pénalisées par des peines allant jusqu’à un an de prison et 10 000 euros d’amende.

A travers le monde, Malte rejoint ainsi la petite poignée de pays (le Brésil depuis 1999, l’Ontario au Canada et quelques Etats américains comme la Californie) qui ont légiféré contre ces pratique. Prônées par des médecins et des psychiatres, aux Etats-Unis, en Suisse, en Chine, en Equateur, en Ouganda ou au Liban, ces «thérapies réparatrices» ou de «réorientation» reposent sur le postulat qu’il est possible de «guérir» les homos et les trans, à l’aide de «traitements» tout trouvés, du bourrage de crâne sous couvert d’accompagnement psychospirituel aux bons vieux électrochocs en passant par l’exorcisme. Il s’agit de méthodes pseudo-scientifiques, condamnées par les plus sérieuses sociétés savantes comme l’Association américaine de psychologie (APA) ou le collège royal des psychiatres en Grande-Bretagne, pour les dégâts psychologiques qu’elles occasionnent pour les personnes qui en sont victimes, allant jusqu’au suicide.

En résumé : comme à Malte, les «thérapies de conversion» censées transformer les homosexuels en hétérosexuels sont désormais interdites en France.
La persécution sera d’avantage rude… Nous sommes avertis, car Jésus-Christ revient très bientôt.

D.L

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