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La France dans le viseur des manifestants anti-laïcité à Montréal, les islamistes en embuscade

© Capture d'écran YouTube «Life is beautiful - La vie est belle» Dans les rues de Montréal le 7 avril 2019.

Le projet de loi phare de la mandature de François Legault continue de provoquer des remous dans la Belle Province. A Montréal, des Québécois ont défilé contre l’initiative gouvernementale, scandant que la France ne devait pas être prise en exemple.

«Le Québec c’est pas la France, vive la différence !» : tel est l’un des slogans scandé en masse le 7 avril à Montréal où des milliers de personnes ont manifesté leur opposition au projet de loi controversé du gouvernement Legault. Celui-ci entend interdire le port de signes religieux ostentatoires à tout employé de l’Etat en position d’autorité : policiers, notaires, enseignants ou encore certains membres de l’administration. Cette loi ne s’appliquerait en revanche pas aux personnes déjà en poste, conservant un «droit acquis» tant qu’ils occupent «la même fonction dans la même organisation».

Cette dérogation n’a pourtant pas empêché plusieurs milliers de Montréalais de défiler le 7 avril, accusant notamment l’exécutif québécois de «racisme» et usant de slogans choc contre le projet de loi 21 – abrégé «PL 21» – du gouvernement Legault.

Les manifestants ont également scandé de nombreux propos hostiles à la loi française sur la laïcité, présentée comme un épouvantail, l’accusant d’être «discriminatoire» et «islamophobe». Selon ces manifestants, la loi française de 1905 ne doit pas être une inspiration pour le Québec, au contraire.

Deux prédicateurs controversés à l’origine des manifestations
Si des personnes de confessions juive et sikhe étaient présents lors de la manifestation, l’écrasante majorité étaient des musulmans. Leur réthorique anti-française est principalement attisée par deux figures de l’islamisme radical québécois.

En première ligne et l’un des organisateurs de la marche, le prédicateur controversé Adil Charkaoui a tenu un discours en compagnie du président du conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi, à l’appel du Collectif canadien anti-islamophobie. Les deux hommes ont également donné la parole à deux rescapés de la tuerie de Québec qui avait fait six victimes dans une mosquée en janvier 2017. Le tout rythmé de «Allah akbar» (Dieu est le plus grand), repris en cœur par la foule.

Le premier, déjà à l’origine d’une manifestation en septembre 2013 contre le projet de Charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois, a prévenu : «Personne ne va nous dicter comment vous habiller ou comment travailler», fustigeant une «loi discriminatoire et anti-hijab». L’homme est bien connu des Québécois. Imam controversé et président du Collectif québécois contre l’islamophobie, il a été soupçonné en 2003 d’être affilié à al-Qaïda puis a été incarcéré pendant 21 mois avant de porter un bracelet électronique. Naturalisé canadien en 2014, Adil Charkaoui est accusé l’année suivante d’avoir participé à la radicalisation de jeunes québécois partis pour la Syrie, par le biais du centre communautaire islamique Assahaba qu’il dirige.

Sur les réseaux sociaux, celui qui est également co-fondateur de l’Institut des sciences islamiques de Montréal, vilipende la situation que vivent selon lui les Français musulmans. S’adressant à «ceux et celles qui pensent que la clause des droits acquis va protéger les droits des enseignantes en fonction aujourd’hui», le religieux les invite à se «rappeler la progression de l’interdiction du voile en France».

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Source : RT France

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